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Imaginarium Festival

Imaginarium Festival

#Le Magazine Du Festivalier

Nous étions présents les 23 et 24 Mai 2015 sur la seconde édition de l’Imaginarium Festival, au TigreÉvénementiel à Compiègne. L’Imaginarium est un jeune festival, qui regroupe un mélange entre scène électro et scène plus rock et pop. Ce festival, organisé par les étudiants de l’Université Technologique de Compiègne, a regroupé cette année encore plus de 6000 participants ! Ce fut pour nous l’occasion de rencontrer des artistes tels que le groupe Blackstrobe, les gagnants du tremplin du festival, PYT ou encore toute une bande de festivalier à leur heure, ou bien comique,danseur mais surtout, SYMPA ! Ces rencontres ont données lieu à des interviews, que nous partageons aujourd’hui avec vous !! Enjoy !!

Avant de vous envoyez vers nos interviews nous vous proposons quelques petites photos de nos reporters en plein travail mais aussi d’artistes tels que Chill Bump et Fakear :

Interview Blackstrobe : 

LZR : Bonjour à toutes et à tous, nous sommes aujourd’hui en présence du groupe Blackstrobe, Bienvenue messieurs !

 

BS : Bonjour, merci pour l’accueil.

 

LZR : Alors, chers artistes, qu’est ce qui vous a poussé à former Blackstrobe ?
AR : On étaient pas assez bons pour faire du porno, alors on s’est dit on va faire de la musique (rires).

 

Museum  : On était partis sur le mode de vie d’artiste, se réunir avec des copains pour jouer un peu, et on a pas réfléchit plus que ça, on a fait de la musique plutôt que du cinéma par exemple, c’était assez instinctif.

 

AR : Blackstrobe est une idée qui  est venue au fil des années, et au vu de nos carrières solo, par mes envies à moi au départ et d’un DJ qui est ensuite parti. Blackstrobe est aussi une envie de ma part de sortir de la musique électronique  classique, instrumentale techno, pour partir sur des formes plus classiques.

 

LZR : D’accord, de ce fait comment définiriez vous le style de musique que vous composez ?

 

BS ( Museum ) : Alors c’est du Rock tinté d’électronique, un peu disco, un peu funky parfois, c’est un mélange complet de ses styles, pour pouvoir créer un rock personnel.

 

BS ( Arnaud ) : C’est du Rock électronique en gros, comme Dépêche Mode par exemple, dont nous avons fait un remix.

 

LZR : Quel matériel utilisez vous ?

 

BS : On utilise des Synthés, des pads analogiques, des Guitares et de la Batterie.

 

LZR : Est ce que vous avez chacun une spécialité ?

 

AR : Moi c’est les spaghettis bolognaises (rires)

 

_ » Moi le Curry Poulet

 

_ Le Couscous

 

_ Pas de spécialités.. »

 

LZR : Pour parler du niveau musical, vous spécialisez vous dans un style de musique en plus du style de Blackstrobe ?

 

BS : Moi c’est Bass Synthés et les Naps, Arnaud chante, et fais des strings, c’est un style de Synthé tinté de sonorités de cordes. Nous avons tous en fait un synthé plus un instrument pour nous accompagner.

 

LZR : Et comment cela se passe t  il lorsque vous composez, est ce que vous avez un mode de fonctionnement précis, quelques petits rituels ?

 

BS : En gros je compose une chanson, je l’écris j’en fais une maquette, ensuite nous nous retrouvons en répétitions, chacun fait tourner la maquette, et les modifications arrivent souvent à partir de ce moment la.  Pour les rituels on fait la Chenille avant de répéter (rires), dont une très particulière dont je ne peux vous parler ici, mais sinon pas vraiment.

 

LZR : Et lors de vos lives, laissez vous une place à l’improvisation ou chaque morceau est il réglé avant de monter sur scène ?

 

BS( Arnaurd ) : On laisse une bonne place à l’improvisation, bon bien sur on a quand même une chanson à jouer ! Il y a des moments ou on peut partir un peu comme on veut.

 

BS ( Museum ) : En fait nous avons des petits espaces dans chaque morceau, des moments de liberté un petit peu, ou le nombre de mesures n’est pas exactement compté, ou les notes ne sont pas nécessairement écrites, et où l’on se permet un peu de varier, mais bon après tout dépend du public aussi, mais si nous n’avons aucun retour du public nous n’allons pas forcément prendre ces libertés.

 

 

Arnaurd : En fait le but premier est que les femmes aient envie de faire l’amour ! Pas forcément avec nous, mais avec les gens en général, car nous avons envie de faire l’amour. Car après tout la danse est aussi une façon de créer une introduction, c’est ce qui nous intéresse dans la danse.

 

LZR : On entend beaucoup d’influences de bon vieux Rock, de Rythm’N’Blues, ou du Johnny Cash dans votre oeuvre …

 

BS : En effet Johnny Cash, surtout la Country, un peu toute l’histoire du Rock, nous avons fait une reprise deRufus Thomas. C’est un peu toute la musique de l’amérique du Sud, qu’elle soit Blanche ou Noire. Ce que j’ai aimé pour cet album, surtout par rapport au live, il y a le côté simple, rodé, qui tourne mais surtout le côté improvisé. Waston pour les côtés un peu plus fun, plus disco, pour du plus récent. Larry Williams a eu aussi une bonne influence, il avait un groupe de rock Black, et après il a changé et s’est dirigé vers le rôle de pianiste en période intermédiaire et enfin la période Disco.

 

LZR : Pourquoi avoir une telle imprégnation de la culture rock et y avoir ajouté une impulsion électro ?

 

AR : Le synthé déjà est mon instrument de base, et nous ne voulions pas faire un groupe de Blues Rock comme il y en a 20000 aux Etats Unis. J’ai parlé beaucoup de Blues, de Rock dans les interviews mais l’idée était de faire des chansons en synthé, avec un état d’esprit Rock, et d’apporter une chose complétement personnelle.

 

LZR : Vous vous souvenez du premier Vinyle que vous avez acheté ?

 

AR : Pour moi c’était Blondie American Gigolo

 

MSM : Moi ça devait être la compile de Goldorak et des émissions de l’époque.

 

BS : Après moi je n’ose pas le dire….

 

AR : Bon moi le deuxième c’était SUPERTRAMP, donc ce n’est plus glorieux (rires).

 

Mathis : Moi c’était un album de Toto..

 

LZR : Avez vous d’autres projets pour Blackstrobe dans l’immédiat ?

 

AR : Moi personnellement j’ai un projet plus électro qui arrive bientôt, mais il y a également un Maxi Blackstrobequi sort en septembre, avec un titre inédit, et quelques dates qui arrivent pour l’automne sur Paris.

 

MSM : Moi j’ai un projet techno, qui s’appelle Museum, et qui seront des Maxis pas des albums.

 

LZR : On a vu que vous aviez réalisé la BO du Film Eastern Boys, avez vous des projets analogues pour Blackstobe ?

 

AR : Après ce genre de projet est plus de la musique de Film que l’on me commande, et j’ai eu la chance de travailler avec Romain sur ce film, donc si on me redemande pourquoi pas retenter l’expérience.

 

LZR : J’aimerais clôturer en vous demandant si à l’heure actuelle il y a des artistes que vous trouvez prometteurs ?

 

MSM : Personnellement je suis plus tourné vers le passé en matière de musique, donc j’ai un peu de mal à suivre les jeunes artistes, mais j’ai l’impression que ça ne va pas en s’améliorant, je ne suis pas touché pareil par les sorties d’albums, après on voit l’envers du décor, les réédit d’anciens classiques, qui font penser à des groupes qui ont déjà existés. Je ne suis pas hyper charmé, j’y attache un peu moins d’attention mais après si c’est bien c’est bien. Il y a sans doutes des innovations mais je ne m’y suis pas très intéressé.

 

Il y a beaucoup de choses bien, après c’est beaucoup plus dur d’innover à l’heure actuelle, la technologie n’évolue plus aussi vite qu’entre 1950 et 1980 par exemple, c’est une période plus difficile. On est plus une vague de phénomènes de mode, ou alors de talents bruts, mais de dire qu’il y a une scène qui va nous exciter en étant la scène de demain est plus compliqué, car cette scène n’existe pas en fait. Même dans la techno, on est encore dans les années 90, tout le monde veut faire du Jeff Mills. Micron ont une personnalité par exemple, mais ils ne font pas un trou à la couche d’Ozone avec une révolution musicale. De toute façon tant qu’il n’y aura pas de nouvelles technologies ou de nouvelles drogues, parce que c’est souvent lié dans la musique, on restera bloqués sur la techno. Chaque musique possède sa drogue, le Rockabilly est lié à l’arrivée des amphèt’, lepsychédélisme est lié au LSD, le disco à la coke, et la techno à la MDMA, toutes les musiques ont leur drogue propre. Le vrai rapport est celui de l’avancée des technologies, les drogues viennent autour de l’innovation. Maintenant tout est à portée de main et c’est vraiment différent.

 

LZR : Merci beaucoup Blackstrobe pour cette interview, c’était très sympa de votre part, et on vous souhaite un bon concert !!

 

 

 

Interview PYT & Clément BCX : 

LZR : Alors bonjour à toutes et à tous, aujourd’hui nous sommes aux côtés de PYT et Clément BCX qui sont présents sur L’Imaginarium Festival au Tigre Événementiel de Compiègne les 23 & 24 Mai 2015. Bonjour Mehran, Bonjour Antoine et Bonjour Clément.

 

PYT & BCX : Salut tout le monde,  Coucou et Bonjour !

 

LZR : Je vais commencer par vous, Antoine et Mehran, depuis quand vous produisez vous en public ?

 

PYT : (M) Alors cela fait approximativement 7 ans que nous sommes dans la musique,  ce qui comprend toutes choses. Nous avons commencé par mixer, puis rapidement est venue la production, et donc 7 ans de musique pour nous retrouver aujourd’hui à l’Imaginarium.

 

LZR : Qu’est ce qui vous a réunis pour former votre duo de DJ’s ?

 

PYT : Alors si nous devions raconter l’histoire de PYT, ça a démarré de rien, dans une cour de récréation aux alentours de la 5ème/4ème. Nous attendions la même personne avec qui nous devions manger un midi,  qui n’est pas venue, et au bout d’un moment on s’est regardés, et on s’est demandés pourquoi attendions nous au même point de rendez vous sans nous connaître ? La personne attendue n’étant pas venue, nous avons fini par aller manger à deux, et en l’espace de quelques minutes nous nous sommes rendus compte que nous avions énormément de points communs,  et forcément la musique est assez rapidement arrivée au centre de notre conversation, bien que de styles bien différents, pour moi c’était plus le rock et le métal (Mehran) et pour Antoine qui faisait autre chose, dont on ne peut pas spécialement parler en public (rires) ! On s’est également rendus compte que nous avions tous les deux l’envie de se mettre au mix, à l’époque on parlait d’acheter une simple platine chacun. En l’espace de quelques temps, disons quelques mois, le fait d’être un duo nous a rapidement rapprochés en tant que meilleurs amis. Ensuite on a commencé à mixer entre nous, quand un ami faisait une soirée et avait besoin de DJ’s, on arrivait avec une enceinte, deux platines et une table de mixage et la soirée commençait ! Ensuite on a pu investir pour partir sur un travail plus concret avec le temps.

 

LZR : Nous voudrions savoir, comment vous êtes vous retrouvés à l’Imaginarium ?

 

PYT : ça a démarré par le tremplin du festival, pour les jeunes artistes. N’ayant pas pu être présent (Mehran) Antoine a assisté au Concours qu’il a remporté en solo mais tout en nous représentant ce qui est une grande fierté pour nous, d’avoir également une petite indépendance. C’est donc grâce à cette victoire que nous avons pu participer à la seconde édition de l’Imaginarium en compagnie d’autres artistes.  (Et on est très contents !!)

 

LZR : L’Imaginarium était elle votre plus grande scène en tant que DJ’s ?

 

PYT : Nous avons effectivement réalisés beaucoup de soirées privées au début, nous avons eu la chance de faire une fois un live a Rungis en 1991 (rires), mais ce qui change vraiment avec l’Imaginarium c’est que nous ayons pu vraiment placer et promouvoir nos productions personnelles, et d’avoir pu avancer dans notre propre voie et non vers le sens commercial. (Intervention de Mehran) En fait l’Imaginarium a été un moyen pour nous de privilégier notre style, c’est à dire de présenter notre musique, nos créations, avant de présenter certains remix par exemple. Une bonne partie de notre live était constitué de nos productions, et également de notre collaboration avec Clément BCX par exemple !

 

LZR : Pour parler un petit peu de Clément, vous êtes également dans la musique, nous avons pu vous voir participer au live de PYT cette après midi par exemple, comment pourriez vous nous expliquer votre parcours ?

 

BCX : J’ai eu le malheur de bosser avec ces deux là et je vais le regretter toute ma vie (rires). En fait il y a un an je suis arrivé chez Antoine avec des pistes et je lui ai proposé de faire un remix, j’étais vraiment dans le style acoustique, un peu plus rock et j ‘ai proposé donc à Antoine pour son anniversaire de réaliser quelque chose de plus électronique, et donc c’est parti de la, une fois la chanson dévoilé nous avons la chance d’obtenir des retombées assez conséquentes et positives, donc j’ai cherché ma voie dans l’électronique. J’ai sorti mon premier son, qui a été signé chez Armada en Novembre dernier, et elle est sortie il y a donc un mois, la seconde vient d’être signée chez The Bearded Man, la sortie est prévue pour bientôt !

 

LZR : Merci beaucoup Clément. Pour en revenir à vous, PYT, comment communiquez vous au sein du duo une fois sur scène ?  Est ce que vous avez des codes précis ou vous connaissez vous juste très bien ?

 

PYT : Alors on a le V de Victoire (Rires).  Plus sérieusement nous nous connaissons très bien, mais cela fait également parti de notre travail en amont pour être au point une fois sur scène. Ce qui nous caractérise aussi, c’est que peu importe le set réalisé, il y en a certains qui sont vraiment préparés, mais le fait de nous connaître si bien et d’avoir une connaissance totale de nos playlists, même si elles ne sont jamais les mêmes, nous permettent de faire entre nous une certaine compétition, d’installer une concurrence, si par exemple envoie plus que moi sur une musique, je vais essayer de placer le son suivant de manière à mettre la barre plus haut, et la concurrence est saine et souvent pour le plaisir de jouer ensemble, et c’est également bénéfique pour le public.

 

LZR : Pour parler ensuite de choses un peu plus techniques, quel matériel utilisez vous chacun ?

 

PYT : Le matériel de Base est souvent du VST, des logiciels comme Logic Pro en production. Après quand nous sommes en coordination nous avons un logiciel commun. Pour les plus novices un VST est un logiciel contenant des rythmes, des synthés, nous permettant de créer et de diffuser nos sons. Ensuite, on reste sur des platines Pioneer CDJ, et avant chaque représentation nous avons une fiche technique avec le matériel dont nous avons besoin durant nos prestations, qui nous sera fourni par l’endroit ou nous devons jouer.

 

LZR : Enfin pour terminer cette interview, je vais vous poser la question à laquelle vous avez du répondre au moins 15 fois, mais comment définiriez vous votre style de musique ? Quelles ont été vos influences les plus importantes ?

 

PYT : C’est très compliqué. Nous sommes très polyvalents, nous avons tout d’abord commencé par de l’électro,  ensuite un peu de progressive. En fait on ne peut pas dire qu’on suit les mouvements mais nous avons souvent besoin de changement dans notre musique. On a essayé de composer de la Dubstep, nous n’avons jamais réussi, ce style requiert vraiment une technique impressionnante.  Un peu de Tech House, Deep House, De la House, nous sommes maintenant spécialisés dans la Deep House et Tech House, tout en gardant une banque de sons très large,  mais ce qui nous intéresse avant tout c’est le public, car faire danser les gens reste très important pour nous. La danse fait partie de notre inspiration !

 

LZR : Que dire de plus, belle conclusion, je voulais vous remercier PYT, mais également Clément BCX de nous avoir accordé du temps, et on espère vous retrouver sur des scènes encore plus importantes !!

 

PYT : Merci à la Radio Charlie pour l’interview !! (Rires)